Historique

Les origines :

La présence d'écoles liées à la paroisse de La Bresse est attestée dès le 17° siècle. En 1680, maître Nicolas Gounant est signalé comme régent d'école, maistre et organiste. Il faut arriver au 19° siècle pour que s'organise l'enseignement scolaire, d'abord sous l'impulsion du curé Thiébaut qui aura le souci de la formation d'institutrices chrétiennes –les Théobaldines – du nom de leur mentor. Cette école a formé notamment Marguerite CLAUDE qui exerça son métier d'institutrice pendant 37 ans et dont la pierre tombale est encore aujourd'hui au milieu du cimetière des enfants. « Je n'ai jamais vu de classe aussi merveilleusement tenue que celle de mademoiselle CLAUDE. Figurez-vous dans une seule classe, plus de deux cents élèves admirablement appliqués et dans un silence parfait » (cité par Alphonse Laurent)

C'est au successeur du curé Thiébaut, l'abbé Flayeux que l'on doit l'initiative de la construction d'une école au « Pré de la Cure »en 1843, puis l'appel de religieux –les frères marianistes en 1854, puis les sœurs de la Doctrine Chrétienne en 1862 - pour assurer les charges d'éducation des jeunes bressauds. L'école fonctionne alors sous le régime du concordat et de la loi Falloux et la rémunération des enseignants est assurée par la commune.
Dans le même temps, des écoles de sections s'ouvraient dans tous les écarts pour faire face à la dispersion géographique.

Un siècle sous le régime des lois Jules Ferry

En 1875, les lois Jules Ferry interdisent aux congrégations l'accès à l'enseignement public. L'école du Pré de la Cure devient donc école laïque communale, et les Bressauds décident de construire une école libre pour confier leurs enfants à l'éducation des religieux. C'est ainsi que va naître la SCI des écoles Charlemagne qui aujourd'hui encore, devenue association, est propriétaire de nos bâtiments.

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Jusqu'en 1944, ces bâtiments abriteront des générations de jeunes bressauds sous la houlette de maîtres comme monsieur Guth que l'on voit ci-dessous entouré de sa classe de garçons vers 1925 (les 44 enfants sur cette photo sont nés en 1914 !)

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Après les destructions de novembre 1944, nos écoles seront relogées dès la rentrée de 1945 dans des baraquements provisoires. Le plan Marshall a ensuite permis la reconstruction sur le site actuel où toutes les classes étaient installées à partir de la rentrée 1956

C'est l'époque où l'établissement se dotait de cours complémentaires prémices du collège actuel.

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La loi Debré et l'époque récente
En 1959, de nombreux établissements privés étaient au bord de l'asphyxie financière. Les écoles libres de La Bresse étaient parmi les plus fragiles. Si les locaux étaient neufs grâce à la reconstruction entièrement financée par les dommages de guerre, le budget de fonctionnement ne permettait plus de payer les maigres salaires des enseignants qui devaient parfois attendre plusieurs mois avant de recevoir un salaire inférieur de moitié à celui d'un instituteur public.
A l'échelle de la France, pour éviter d'avoir à prendre en charge totalement les huit cent mille élèves de l'enseignement libre, le gouvernement de Michel Debré a pris l'initiative d'une loi organisant l'association de l'enseignement privé avec l'état : les salaires des maîtres allaient être pris en charge par l'état et les charges de fonctionnement des écoles seraient financées en partie par des fonds publics. Avec la loi du 31 décembre 1959, une bouffée d'oxygène était promise à nos établissements en instance de faillite financière. Il fallut cependant attendre jusqu'au 8 mars 1964 pour qu'un décret vienne enfin régulariser la situation.
La suite est une histoire tranquille. Les cours complémentaires de filles et de garçons fusionnent et deviennent mixtes en 1964, puis leur statut suit les évolutions législatives successives Faure, Haby, Guermeur, Lang... Non sans quelques soubresauts comme en 1984... Les religieux marianistes quittent La Bresse en 1979 après 125 années de présence dévouée. Quelques années plus tard, le départ de sœur Maxence marque le retrait total des congrégations religieuses.
L'évolution démographique locale oblige à imaginer de nouveaux recrutements. Des transports s'organisent pour accueillir en demi-pension des élèves des environs. Depuis une dizaine d'année un internat élargit encore l'aire de recrutement.